Qui trop embrasse, mal étreint
L’exercice d’un mandat politique exige une grande disponibilité, un investissement considérable en temps et en énergie. Il n’est pas possible de concilier valablement le mandat de Conseiller municipal (poste à 100%) et celui de parlementaire cantonal ou fédéral (poste estimé à 30 – 50%). Un des deux mandats, sinon les deux, en souffre forcément. Prétendre le contraire équivaut à tromper l’électeur.
LES AVANTAGES DE L’INITIATIVE
1) Des conseillers municipaux plus efficaces
Déchargés de leur mandat de parlementaire, les conseillers municipaux pourront se concentrer exclusivement sur les affaires de la Ville et investir davantage de temps dans l’étude des nombreux dossiers en cours, souvent complexes.
2) Des conseillers municipaux plus disponibles
Les conseillers municipaux seront davantage présents et disponibles pour les citoyennes et citoyens, afin d’être à leur écoute et de répondre à leurs demandes et à leurs préoccupations.
3) Des charges mieux réparties
Les différents mandats politiques pourront être répartis sur davantage d’épaules, ce qui évite une trop grande concentration des pouvoirs ; en même temps, on assure une plus grande rotation des mandats. La démocratie y gagne.
4) Des parlementaires plus présents
Puisqu’il ne leur est pas possible d’occuper parallèlement un poste de conseiller municipal, les députés au Grand Conseil et aux chambres fédérales seront beaucoup plus disponibles et pourront remplir pleinement la mission pour laquelle ils ont été élus (moins d’absentéisme lors des votes et davantage d’interventions).
5) Des parlementaires non soumis à des conflits d’intérêt
Les doubles casquettes peuvent donner lieu à des conflits d’intérêt ; les parlementaires concernés sont parfois tiraillés entre les intérêts de la Ville et les intérêts du canton/de la Confédération. L’exercice d’un seul mandat permet un positionnement clair en tant que Conseiller municipal ou en tant que député.
L’initiative favorise une meilleure prise en compte des intérêts des citoyens!
Le 26 septembre, l'initiative a été acceptée par 5206 OUI (64.4 %) contre 2878 NON (35.6%).
Un vote historique! - Voir les articles de presse ci-contre